Les entropiens


DSC02650-20100810_defense-03 « Il est temps de former une équipe de France de la sécurité où enfin tous les maires assument pleinement leur responsabilité aux côtés de la police et de la justice », a plaidé le maire de Nice et ministre de l’Industrie (et des vidéosurveillance) dans le Journal Du Dimanche du 15 août 2010.

Ne joue t-il pas le rôle du Médecin de la sécurité pour nous faire oublier qu’il est ministre de l’Industrie, domaine dans lequel plus 250 000 emplois ont été englouti dans l’année 2009. Il nous parle plus d’ordre public que de désordre économique.

En tout cas nous sommes dans une logique de guerre civile non dans celle d’une société apaisée. L’invective permanente, outil à culpabilisation du jeune de surcroit délinquant, l’immigré source de désordre, la famille dépassée, l’édile aux idées contraires, le politique oppositionnel, le journaliste… Tous sont des irresponsables. Il faut les corner à coups d’invectives et de menaces pour les remettre « dans le droit chemin », celui imposé par ces courtisans umpistes du Prince magyar.

Rien de mieux qu’un langage guerrier de soudards à l’instar des grosses caisses de ces cirques itinérants qui sillonnent les plages en période estivale, pour créer ce mouvement permanent qui donne l’illusion de mouvement. L’acte est plus à la représentation qu’à la dissuasion.

Pourquoi tant de bruit ?

Plus le mouvement est rapide et intense moins le débat et la réflexion peuvent se développer. En y insérant de l’angoisse et de la peur, le mouvement s’accélère et les citoyens se figent. Ainsi la société se désorganise, se disloque, se liquéfie.

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« NICE, 16 août 2010 (AFP) Le drapeau rouge a été hissé et la baignade interdite lundi sur les plages de trois communes de la Côte d’Azur où des témoins ont affirmé avoir aperçu un requin. » Voilà le résultat des connoeuries d’Estrozy. A force de crier au loup…

(*) « Plus l’entropie du système est élevée, moins ses éléments sont ordonnés, liés entre eux, capables de produire des effets mécaniques, et plus grande est la part de l’énergie inutilisée pour l’obtention d’un travail ; c’est-à-dire gaspillée de façon incohérente. »