Pourquoi il y a plus d’argent dans les tribunaux versaillais ?

Un quotidien non payant en date du vendredi 26 juin 2009 titrait : « Les caisses sont vides à la cour d’appel de Versailles« .

La cour d’appel de Versailles qui compte parmi les plus importantes en France -elle a dans son ressort 4 tribunaux de grande instance dont Nanterre, 24 tribunaux d’instance, 14 conseil des prud’hommes et 5 tribunaux de commerce- ne peut plus payer ses créanciers. Vis-à-vis de ses experts médicaux, experts judiciaires réalisant les analyses ADN ou les écoutes téléphoniques, interprètes, médecins, huissiers ou encore psychiatres… elle cumulerait 6 à 8 millions d’euros d’impayés, selon des informations de presse. A Versailles, les caisses sont vides depuis le 25 mai, selon l’Union Syndicale des Magistrats.

Admettons une hypothèse. Plus il y a de lois sécuritaires, plus il y a de procès. Plus il y a de procès, plus il y a de frais d’enquête et de procédures. Plus il y a de frais, moins il y a d’argent et plus de détenus dans les prisons qui coutent de plus en plus d’argent aux contribuables. Sauf, bien sûr, si on laisse s’installer une épidémie de suicide dans les prisons. Mais ce n’est qu’une hypothèse.

Passons moins de temps dans le sécuritaire et plus dans le développement social et économique, technologique et culturel, scolaire et universitaire. Un développement éthique, équitable et pérenne (DEEP). C’est dans la profondeur et non dans la durabilité qu’il faut se plonger pour s’élever de la planète de l’injustice et de l’irrespect. Sans respect pas de sérénité…

Portes fermées

« Il faudrait, dans le Code Civil, ajouter partout « du plus fort » au mot loi.«  (Alfred Jarry)