Pourquoi le silence des puces

« Si la vie réelle est un chaos, en revanche une terrible logique gouverne l’imagination. » – [Oscar Wilde]
« Le chaos est rempli d’espoir parce qu’il annonce une renaissance. » – [Coline Serreau]

Ne pas perdre le moral, même quand un essaim de trolls envahissent le mental des terriens de la francitude, concassant les consciences pour manipuler les débris en vue d’édifier un immense cerveau-couette à l’instar de Matrix. L’imaginaire de la passion et de la compassion remplacera l’analyse approfondie des faits. L’hystérie du langage rendra la conséquence de l’acte fondamental et la cause en deviendra invisible.
Pourquoi rechercher la cause de l’acte quand ses conséquences suffiront à condamner.

Il paraitrait que dans le petit monde de la francitude, un ministre du logement aurait pu devenir ministre des prison. Et ce n’est point une Boutade.

Il y a 50 ans, Boris Vian quittait la planète. En 1953, il publie son roman « L’arrache-cœur » qui narre en particulier l’histoire de Clémentine, mère de « trumeaux » (triplés) qui éprouve pour eux un amour qui deviendra possessif et obsessionnel jusqu’à les enfermer dans des cages pour que rien ne leur arrive.

A cet instant précis, le monde se verrouille à double tour.

« Mais elle seule laissait pourrir tous ces rebuts. Les enfants méritaient bien ce sacrifice –  et plus c’était affreux, plus cela sentait mauvais, plus elle avait l’impression de consolider son amour pour eux, de le confirmer, comme si des tourments qu’elle s’infligeait pouvait naître quelque chose de plus pur et de plus vrai – […] » (« L’arrache-cœur »- Boris VIan)

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