« La complainte des invisibles, ce soir, visibles »

    particules élémentaires nous n’existons que lorsque
    nous pouvons être décrits par d’autres entités élémentaires.
    en sursis de technologies au sourire édenté.
    Nous qui vivons, de la croyance
    de nous multiplier
    sous l’oeil de Dieu,

    nous voilà indécomposables.
    et dans l’impossibilité de prétendre à ce que nous sommes devenus.
    C’est-à-dire : définitions de bancs d’école :

    proton
    neutron,
    hadrons,

    dans un état angoissant d’intoucable élémentarité,
    quarks
    virtuoses d’un célibat polygamiques en maillot de bain,

    rouge
    vert,
    bleu,

    toujours métaphoriques
    nous voici ce soir habillés de mots.

    Et tels des pèlerins d’autrefois
    de cathédrales en cathédrales
    à la recherche d’un opéra supposé.

Armand Gatti (« Incertitudes de Werner Heisenberg Feuilles de brouillon pour recueillir les larmes des cathédrales dans la tempête et dire Jean Cavaillès sur une aire de jeu« )

Cette complainte des incertitudes nous fait revivre la séquence télévisuelle britannique de ces derniers.
Une séquence qui a buzzé sur le Net. Par dizaine de millions…
Une séquence qui a concassé les codes habituels de ces postures modernes, pures et achevées où la visibilité criarde masque l’invisibilité de l’être intime.

Une invisible de ces soirs sans lune venue de son Ecosse natale s’est glissée sur le plateau d’une émission cathodique à la gloire des simili-stars, teen-agers et éphémères , de beautés explosantes et aux voix asphyxiantes, pour renverser des images préconçues et artificielles en une mélodie profonde et envoutante.

Un quartz de nul part enrayant la mécanique des cantiques bien pensants.

Elle s’appelle Susan Boyle.
C’est le rêve d’une « misérable » qui se métamorphose en une réalité narquoise…


envoyé par myonlylover11

Dommage le numéro 43212 n’est pas un nombre premier…
Et le 11 avril 2009, une anonyme portée ce numéro.