Harold Pinter est mort

« No Man’s Land« , pièce d’Harold Pinter se jouait à Londres au Duke of York’s, 24 décembre 2008 jour de la disparitio du dramaturge le

« You are in no man’s land. Which never moves, which never changes, which never grows older, but which remains forever, icy and silent »

No Mans Land darold Pinter
No Man's Land d'arold Pinter

No man’s land – Acte I
Spooner, sexagénaire : Oui. Je m’apprêtais à dire, voyez-vous, que certains hommes donnent l’impression d’être forts, ils proposent une conception éloquente de la force – mais ce qui les habite, en fait, ce n’est que la conception elle-même et non pas sa réalité. Ce qu’ils possèdent, ce n’est pas la force elle-même mais sa définition. Ils ont nourri, et entretiennent , ce qui n’est rien d’autre qu’une attitude étudiée. La moitié du temps, ils s’en tirent fort bien ainsi. Il faut un homme doué d’intelligence et de perception pour dégonfler cette attitude d’une coup d’épingle, et discerner l’inconsistance fondamentale d’une telle posture… »

Qui aura l’intelligence, la perception et bien sûr l’épingle pour dégonfler un Napoléon IV de pacotille.

« E n 1958 j’ai écrit ceci: « Il n’y a pas de nette distinction entre ce qui est réel et ce qui est irréel, ni entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Une chose n’est pas nécessairement ou bien vraie ou bien fausse; elle peut être à la fois vraie et fausse. »

Ce sont les premières phrases du discours de Harold Pinter, Art, vérité et politique, lu lors de la conférence du Nobel qu’il a reçu en 2005.

L »absurde n’est-elle pas une résultante de l’incomplétude et de l’incertitude qui effraient toute personne normalement constituée en quête permanente de repères rassurants.