En 2009, la tendance sera au brun…

Vittorio de Filippis, journaliste à Libération, PDG et directeur de la publication du quotidien de juin à décembre 2006 a été interpellé chez lui à l’aube, vendredi 28 novembre, et menotté, humilié, insulté devant ses enfants, pour une simple affaire de diffamation.

Le Forum des sociétés de journalistes (FSDJ) estime que cette procédure témoigne »d’un dérapage dangereux pour la démocratie dans notre pays » et d’ajouter : « Projet de loi ambigu sur la protection des sources, perquisitions de plus en plus fréquentes aux sièges de journaux, gardes à vue, mises en examen, et maintenant menottes et fouille au corps : où s’arrêtera la liste funeste ? » .

Côté patronal, le Syndicat professionnel de la presse magazine et d’opinion (SPPMO) stigmatise « une volonté manifeste d’intimidation » qui « menace la liberté de la presse ».

Interrogé dimanche sur Europe 1, M. de Filippis, a expliqué que  » nous vivons dans un pays où l’on parle d’incarcérer les mineurs délinquants de 12 ans (…) . Il a ajouté qu’il n’était qu’un « journaliste de base qui a le privilège d’avoir une carte de presse. Imaginez comment sont traités les étrangers sans papiers qui ne parlent pas français? ». Bonne question…

L’intimidation est de mise. Attention aux enfants de 12 ans qui veulent devenir journalistes…

«En politique il faut guérir les maux, jamais les venger.»
[ Charles Louis Napoléon III ]L’idée napoléonienne

Source Le Monde daté du 2/12/08