Post-racial

Quand les républicains sont arrivés au pouvoir en 2000, les journalistes ont commencé à parler de néoconservateur, néoconservatisme, néocon et tout le monde est parti en guerre un an après.

Les démocrates viennent de prendre les commandes des Etats-Unis que ces mêmes journalistes expliquent maintenant que nous sommes rentrés dans une ère post-raciale.
En une nuit la différence des races a été transcendée.

Laissons Serge July, journaliste post-Libération, nous définir ce nouveau concept.

Il esquisse sur RTL , le 17 octobre dernier une définition :  » Obama peut se revendiquer métis (…) Il est noir et blanc. » parce qu’il est originellement noir et culturellement blanc.

Étonnant.
Si on résume. Avant un métis était ni noir, ni blanc et il était ignoré de tous. Depuis le 4 novembre 2008, un métis est noir et blanc et il est vénéré par tous.

Vous connaissez l’histoire de « Chat de Schrödinger » ?
C’est une histoire de décohérence.
Un chat  » est enfermé dans une boîte fermée avec un dispositif qui tue l’animal dès qu’il détecte la désintégration d’un atome d’un corps radioactif ». Ainsi Le chat se trouverait « simultanément dans deux états (l’état mort et l’état vivant), jusqu’à ce que l’ouverture de la boîte déclenche le choix entre ces deux états. » ( Wikipédia)

En conclusion, il faudra attendre un événement de grande ampleur pour observer si le nouveau président des Etats-Unis est blanc ou noir…

En attendant n’oublions pas que dans les prisons américaines, 70% des détenus sont noirs…

« Ils ont Obama. Nous, on a Zidane »
(Citation du Gluon)