ReVue d’actu de 11h11 du lundi 17 avril 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Environnement

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Le Ghana, cimetière des ordinateurs. Le Ghana est devenu un des pays les plus pollués du monde, car il accueille les déchets électroniques de l’Europe et de l’Amérique. (@franceinfo). Photo Article Z.

#FrenchTech

Les dix chiffres incontournables de l’écosystème startups français. Le rapport d’activité 2015-2016 de l’Agence du numérique, qui chapeaute notamment l’initiative French Tech, est l’occasion de faire le point sur ce label de l’écosystème entrepreneurial français qui prend de plus en plus d’envergure. 9400 startups, C’est le nombre de jeunes pousses recensées en France. Un tiers d’entre elles sont concentrées en Île-de-France, tandis que les deux tiers restants se répartissent en régions, y compris Outre-mer. L’écosystème est très dynamique : le nombre de créations de startups s’est envolé de 30% entre 2012 et 2015… soit dix fois plus que les entreprises traditionnelles. (@bymaddyness).

#Emploi

Et si la mort de l’emploi était en fait une bonne nouvelle ? « Réinventer le travail sans l’emploi. Pourquoi le numérique nous contraint à changer notre conception du travail ». Tel est le titre de la note écrite pour l’Institut Diderot par l’essayiste Ariel Kyrou. L’auteur a souhaité partager ce texte avec Usbek & Rica, dans une version légèrement augmentée. Dans cet avant-dernier chapitre, il avance que la subjectivité et l’empathie humaine peuvent permettre de façonner un futur dans lequel les tâches les moins créatives ou sociales auront été déléguées aux machines. (@usbeketrica).

#Sante

De la détection au diagnostic, le deep learning, super-assistant des médecins. Lors de l’événement EmTech Digital, organisé par la MIT Technology Review à San Francisco, Gary Marcus, professeur en neuroscience à l’Université de New-York et fondateur de la start-up Geometric Intelligence (rachetée par Uber), a conclu une présentation plutôt circonspecte sur l’état actuel de l’intelligence artificielle par une note d’enthousiasme. Selon lui, il est un domaine dans lequel cette technologie est suffisamment mûre pour apporter des progrès significatifs : la médecine. « Prenez la recherche sur le cancer, par exemple. Nous avons en nous des milliers de gènes, des millions de protéines qui interagissent entre elles. Un cerveau humain ne peut pas gérer un tel niveau de complexité. En revanche, des machines capables de comprendre l’ensemble des intrications à l’oeuvre dans notre organisme et de raisonner à partir de celles-ci pourraient s’avérer révolutionnaires. L’intelligence artificielle nous permettrait ainsi d’améliorer notre compréhension de la médecine et de fournir de meilleurs traitements. Pour soigner le cancer, aujourd’hui, nous utilisons toujours la chimiothérapie, une technique vieille de cinquante ans. Peut-être que dans cent ans, nos descendants trouveront nos méthodes aussi primitives que les saignées que l’on employait autrefois. » Selon lui, il est un domaine, notamment, dans lequel l’intelligence artificielle est déjà en train de faciliter le travail des médecins, celui de l’imagerie médicale. (@latelier).

#IntelligenceArtificielle

« La perte de contrôle a déjà commencé » Par Fortunato Guarino, de Guidance Software. Défini et donc dépassionné, le débat sur l’inteligence artificielle (IA) n’en reste pas moins essentiel car les risques qu’elle comporte n’ont rien à envier à la science-fiction. Depuis 2015 surtout, la presse s’est fait l’écho des craintes formulées par Elon Musk, Bill Gates ou encore Stephen Hawking sur les risques et dérives possibles de l’IA. Si le physicien redoute la fin de la race humaine, Bill Gates et Elon Musk craignent la perte brutale de nombreux emplois, ayant d’ailleurs donné lieu à la proposition de taxation des robots, mais également des problèmes éthiques, des chocs de ruptures sociétales et la perte de contrôle de pans entiers de la vie économique. (@IT_technologies).

Des robots dotés d’intelligence artificielle ont appris à communiquer entre eux… dans leur propre langage. Des chercheurs du laboratoire OpenAI ont entraîné des robots intelligents à développer leur propre langage, à créer des mots en fonction de leurs expériences, et à communiquer entre eux. Une expérimentation qui, complexifiée, apparaîtrait déterminante pour le développement de l’intelligence artificielle. Explications avec Recode. (@RSLNmag).

#Web

Solid, le projet de Tim Berners-Lee pour sauver Internet. Le papa du Web est inquiet. Depuis quelques années, Tim Berners-Lee déplore l’évolution de sa création, en voie de centralisation et dont les principaux bénéficaires s’appellent Google, Facebook, Amazon et consorts. Pour permettre aux internautes de reprendre la main sur leurs données personnelles, et dessiner un avenir un peu plus radieux pour Internet, « TBL » travaille sur un nouveau projet, baptisé Solid. (@usbeketrica).

#ViePrivee

À Ivry-sur-Seine, la protection des données se fait en dansant. Le 10 mars dernier s’est déroulée au squat Le Sans Plomb, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) la troisième édition du TransCybérien, une cryptoparty unique en son genre. Le temps d’une soirée, se sont côtoyés des workshops futuristes, des prestations musicales et des cocktails aux noms exotiques (Snowden’s Trip, CryptoCat, etc.). À chaque édition sa thématique : cette année, la « beauté cryptique » était à l’honneur. Initiation au monde du tissu intelligent, maquillage anti-surveillance (« dazzle make-up »), débats sur la sexualité en ligne et l’envoi protégé de « nudes »… Divers collectifs, hackers ou artistes sont venus présenter leurs travaux, tous militant pour une démocratisation des problématiques liés à la protection des données et à l’image de soi dans le rapport aux technologies. Et après la crypto vient la party, où l’on fait fi de la surveillance pour mieux s’abandonner en rythme jusqu’au matin. (@usbeketrica).

Faut-il craindre l’abandon des règles de protection de la vie privée aux États-Unis ? En octobre 2016, la Federal Communications Commission (FCC) américaine, alors sous majorité démocrate, avait imposé aux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) qu’ils obtiennent le consentement préalable de leurs clients avant d’utiliser, partager ou vendre leurs historiques de navigation ou d’utilisation d’applications, ainsi que d’autres informations privées. Mais le 3 avril 2017, le président Trump a décidé d’abroger ces règles (qui auraient dû entrer en vigueur fin 2017), avalisant de la sorte les décisions prises par les deux chambres du Congrès quelques jours auparavant. Quelles sont les implications de ce revirement pour les consommateurs ? (@FR_Conversation).

#MediaSocial

Pour Christophe Manceau, les marques de luxe se sont très rapidement appropriées les codes d’Instagram. Christophe Manceau est directeur des insights chez Kantar Média. Il a supervisé la publication d’une étude sur l’utilisation d’Instagram par les marques premium de mode, intitulée « Luxe et Instagram, l’affinité au cœur des stratégies de marque ». Il décrypte pourquoi les marques de luxe se sont emparées de ce réseau, ce qu’elles y font et pourquoi cela reste financièrement intéressant de l’investir. (@LUsineDigitale).

#Surveillance

A l’avenir, serons nous surveillés par des robots en permanence ? L’université de Cornell aux Etats-Unis a dévoilé dans ses chroniques en ligne, son projet de relier des caméras robots entre elles pour travailler en groupe. La tâche de suivre une personne ou un objet de caméra en caméra est une chose difficile pour l’œil humain. Même si des systèmes permettent déjà de le faire pour nous, ils concernent principalement des caméras fixes dans un réseau restreint. Ces chercheurs travaillent sur un modèle de vidéosurveillance intelligent permettant à des robots en mouvement de coopérer et de traquer une cible. La science-fiction aurait-elle anticipé une fois de plus notre avenir. Difficile de ne pas penser au « Big Brother » d’Orwell lorsque l’on pense aux caractéristiques du projet. Le projet mené à terme permettra de faire travailler ensemble des caméras mobiles, des caméras statiques et des caméras venant d’autres sources pour compléter les images de surveillance. Avoir un grand nombre d’images est un avantage pour obtenir une surveillance efficace. Cependant, il est difficile pour des humains de les interpréter en temps réel, alors que l’abondance d’images rend les machines plus efficaces. (@PresseCitron).

#Publicite

Pour faire sa publicité, Burger King s’infiltre dans les salons américains et dans Wikipédia. « OK, Google ». Il suffit de prononcer ces deux mots pour activer Google Home, ce boîtier équipé d’un programme d’intelligence artificielle, arrivé dans les foyers américains à la fin 2016. Comme pour Siri, il est possible de lui poser de nombreuses questions, comme la météo, l’heure de son prochain rendez-vous, ou des informations sur n’importe quel sujet, que Google va piocher sur son moteur de recherche. Ce qui a donné une idée à la chaîne américaine de fast-foods Burger King. Dans une publicité télévisée diffusée jeudi 12 avril pour la première fois, un acteur prononce les mots magiques : « Vous êtes en train de regarder une publicité de quinze secondes de Burger King, ce qui est malheureusement insuffisant pour vous expliquer tous les ingrédients frais contenus dans le sandwich Whooper. Mais j’ai une idée. OK, Google, c’est quoi le burger Whoopper ? » Ce qui a eu pour effet de déclencher les Google Home positionnés non loin du téléviseur des téléspectateurs. Ces machines ont donné tout haut la réponse à la question posée par le comédien, en citant la première phrase de la page Wikipédia consacrée à ce sandwich. (@Pixelsfr).

#FaitsDivers

Etats-Unis: un homme recherché après avoir tué un septuagénaire en Facebook live. Il s’est approché d’un passant avant de lui tirer dessus en direct sur Facebook. La police de Cleveland, dans le nord-est des Etats-Unis (Ohio), a émis un mandat d’arrêt lundi contre un homme qui a assassiné un septuagénaire et diffusé le meurtre sur son compte Facebook vers 20h. Le suspect s’appelle Steve Stephens, il a 37 ans. Il a abattu de sang-froid Robert Godwin Sr, 74 ans, le dimanche de Pâques. « Le suspect a diffusé le meurtre sur Facebook live et affirmé avoir commis plusieurs autres homicides qui restent à vérifier », a annoncé la police de Cleveland dans un communiqué. (@LExpress).