ReVue d’actu de 11h11 du mardi 18 avril 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Media

xMass media : retour sur un concept fourre-tout tombé en désuétude. Ne reculant devant aucune mission, Usbek & Rica analyse pour vous l’origine de quelques mots étranges que les moins de 20 ans ne sont pas en mesure de comprendre. C’est le cas, par exemple, du terme « mass media », longtemps chéri par les intellectuels marxisants pourfendeurs de l’abrutissement des foules. Retour sur l’histoire d’un concept fourre-tout qui, malgré les bonnes audiences télévisuelles que connaît la France en cette fin de campagne présidentielle, semble bel et bien tombé en désuétude. (@usbeketrica).

#Politique

Face aux sondages, nous commettons une double méprise. Semblables aux fêtards qui jurent de ne plus jamais toucher une bouteille après une grosse gueule de bois, certains se sont jurés, au petit matin du 9 novembre, d’arrêter avec les sondages. Promis, juré, leur campagne présidentielle serait sobre. Six mois plus tard, pourtant, les sondages sont plus que jamais là, et leur présence dans la campagne est marquée d’une double méprise : à leur profit mais aussi, rendons-leur cette justice, à leur dépens. La méprise à leur profit, c’est celle qui consiste à les utiliser, la tête dans le guidon, pour établir un classement en temps réel, à la décimale près, sous des titres très affirmatifs. Ces dernières semaines, on a ainsi eu droit successivement aux épisodes suivants, claironnés à grands coups de 0,5 point de hausse : «Macron double Fillon», «Macron passe devant Le Pen», «Le Pen repasse devant Macron» et, plus récemment, «Mélenchon double Fillon». En attendant, peut-être, «Fillon repasse devant Mélenchon»… Ce genre de récit de campagne a donné naissance à une métaphore célèbre, celle de la course de petits chevaux : chaque lancer de dé (chaque sondage supplémentaire) vaut une dépêche d’agence reprise partout ou un article, se contentant le plus souvent de lister les résultats, parfois, au mieux, en précisant les marges d’erreur, plus rarement en donnant des fourchettes. Le tout au détriment de la lisibilité des rapports de force, qu’on trouvera bien davantage dans les agrégateurs de sondages, comme celui du Huffington Post, ou dans les analyses plus fines, utilisant par exemple la pondération par la certitude des électeurs. (@slatefr).

#IntelligenceArtificielle

Un robot tente de vous draguer et c’est un désastre ! Après les sites de rencontre pour nous aider à trouver l’âme sœur et les coachs en amour voici venu le temps des logiciels de créations de phrases de séduction. Selon le média américain The Verge, une chercheuse du Colorado est parvenue à générer grâce à une intelligence artificielle et à partir de locutions du quotidien des mots doux. Les robots sont devenus les nouveaux poètes de demain. Ou du moins les nouveaux poéteraux. Si les expressions sont policées, ces dernières vous assureront davantage un râteau qu’une pelle… Le dernier logiciel créé à cet effet par Janelle Shane nous le prouve encore: l’amour n’a rien d’un algorithme. S’il est possible de noter des mots-clés ou des effets de style redondants chez nos actuels Roméo et Dom Juan, comme il fut envisageable de «produire des recettes ou générer des noms de nouveaux pokémon et super-héros» par un robot tel que l’explique la chercheuse sur son blog, il est bien encore compliqué d’imaginer une intelligence artificielle élaborer des phrasés faisant se pâmer toutes les Juliette et Roxane. Après tout, « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point ». (@FigaroPlume).

Comprendre (simplement) le deep learning avec un directeur de Google. Quelle différence entre informatique traditionnelle et deep learning (apprentissage machine profond à l’aide de réseaux neuronaux) ? Si vous n’y comprenez rien, lisez (ou écoutez, grâce à notre vidéo ci-dessus) les explications très claires apportées par Emmanuel Mogenet, directeur de Google Research Europe, qui intervenait à l’occasion du deuxième sommet des start-up organisé par Sciences et Avenir et Challenges. L’occasion pour ce dernier de détailler les thématiques de recherche au cœur de Google Research Europe, dont les équipes sont basées à Zurich, en Suisse. « Nos recherches fondamentales s’articulent autour de trois questions principales : la compréhension du langage naturel, la perception par ordinateur, et enfin le deep learning », détaille-t-il. (@Sciences_Avenir).

De l’intelligence artificielle à l’intelligence augmentée : la technologie au service de l’humain. Par Nicolas Glady,  docteur en économétrie et professeur à l’Essec Business School et Anne-Caroline Gallimard, étudiante à l’Essec. Les perspectives économiques de l’utilisation de l’Intelligence Artificielle (IA) sont énormes. Selon Tractica, le marché de l’IA, qui valait déjà 202,5 millions de dollars en 2015, atteindrait 11,1 milliards de dollars d’ici 2024. L’IA devrait aussi augmenter la productivité française de 20% d’ici 2035, et contribuerait à une croissance de 2,9% selon Accenture. Entrepreneurs, géants du digital, et Etats : tous veulent s’emparer de ce qui semble être l’avenir de notre économie. Quand on pense à l’IA, on fait en général référence aux techniques d’Apprentissage Automatique (Machine Learning). Celles-ci permettent à un système informatique d’apprendre, c’est-à-dire de s’adapter et d’évoluer, comme un humain peut le faire. L’ordinateur essaiera, face à chaque problème, de trouver une solution adaptée. S’il échoue, il essaiera à nouveau en tentant des solutions alternatives. S’il réussit, il enregistrera alors la logique qui lui aura permis d’adopter ce coup gagnant : la machine apprend et s’adapte. Ces principes sont la base des IA actuelles, capables de battre des joueurs d’échecs et de Go par exemple. Et ce qui était autrefois du domaine du gadget-jouet se généralise : dans nos voitures (Google Car), dans nos maisons (Amazon Echo) et même dans notre relation aux entreprises (Chatbot). (@LesEchos).

Des « humains synthétiques » pour apprendre aux ordinateurs à nous comprendre. Comment aider les ordinateurs à mieux comprendre comment nous nous comportons ? Alors que leur faire analyser des vidéos de « vrais » humains peut s’avérer fastidieux, des chercheurs allemands ont mis au point un procédé utilisant des « faux » humains, générés et animés en 3D comme dans un jeu vidéo. Les explications, avec New Scientist. (@RSLNmag).

#Economie

L’économie des émotions : Au sujet des données émotionnelles. La publicité et le marketing ont fait leur l’art d’influencer les consommateurs, attirant le regard et suscitant les émotions pour mieux vendre leurs produits. Internet a ajouté la saisie des intentions à la captation de l’attention. La collecte et l’analyse des données et des traces laissées par les internautes fournissent quantité d’informations permettant non seulement de répondre à leurs demandes, mais aussi de leur suggérer d’autres réponses et d’autres produits. Aujourd’hui ce sont leurs émotions que les grands acteurs du Net cherchent à capter, pour les attirer vers les sites, les pages et les offres susceptibles de les combler. Le point sur le développement de cette nouvelle économie des émotions avec Olivier Ertzscheid, maître de conférence en sciences de l’information et de la communication à Nantes. (@affordanceinfo).

#BlockChain

Avec la blockchain, prenez la main sur Internet. Avec ses transactions en ligne sans passer par un tiers, la blockchain s’apprête à bouleverser nos vies. Un livre à paraître le 20 avril nous explique tout. Extraits en avant-première. Représentez-vous un futur où les échanges se feraient directement entre particuliers, sans banques, sans fournisseurs d’électricité, sans experts en assurances, et même sans notaires. Dans son livre Big bang blockchain, la Seconde Révolution d’Internet, qui paraît le 20 avril, Stéphane Loignon, journaliste au Parisien-Aujourd’hui en France Magazine, montre que cet avenir est déjà là grâce à la blockchain. Apparue à la fin des années 2000, cette « invention géniale », selon Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne, est une technologie qui offre la possibilité de faire des transactions en ligne, sans intermédiaire. Sorte de base de données numériques géante, décentralisée et infalsifiable, la blockchain permet d’assurer le rôle de « tiers de confiance » que jouent, par exemple, le notaire qui gère un cadastre, une maison de disques ou encore la plateforme Uber, quand elle met en relation un chauffeur et un client via son appli. (@LeParisienMag).

« La blockchain change la notion-même de confiance ». Qu’est-ce qu’une blockchain ? Historiquement, la blockchain est liée au Bitcoin. Elle est à la transaction ce qu’Internet est à la communication. La blockchain permet de transférer de la valeur entre pairs sans passer par une institution. C’est une base de données, un registre, qui est distribué, répliqué sur un certain nombre de serveurs qu’on appelle « nœuds du réseau » et qui fonctionne de manière autonome. Aucune autorité centrale n’a la main dessus. Des algorithmes, qui font consensus entre tous les acteurs du réseau, effectuent les mises à jour. (@EchosBusiness). A lire aussi : Qu’est-ce que la blockchain ? (@frenchweb).

Au Sommet StartUp : « La blockchain provoquera une liquéfaction du monde physique ». Patrick Waelbroeck, professeur d’économie industrielle à Telecom Paris Tech, revenait sur la révolution blockchain en préparation, à l’occasion du 2ème Sommet des start-up co-organisé par Sciences et Avenir et Challenges. Un vaste champ d’applications à anticiper : Particularité de la blockchain : sa nature décentralisée, qui permet de s’affranchir du besoin d’autorité centrale de contrôle, en déléguant la validation des transactions à tous les intermédiaires du réseau, qui doivent à cette fin s’affranchir d’un calcul mathématique. « De quoi rendre les transactions infalsifiables ! Lorsqu’on parle de blockchain, on songe d’abord aux transactions financières, dans la lignée de ce qui a été fait pour le Bitcoin », décrit Patrick Waelbroeck. « Mais la technologie a aussi le potentiel de gérer des micro-contrats à la demande (smart-contracts), les registres recensant les propriétés physique (cadastre) ou intellectuelle… ou encore le vote électronique. » De quoi brouiller les cartes entre monde physique et monde informatique. (@Sciences_Avenir). A lire aussi : Pourquoi l’industrie musicale a besoin de la blockchain (@Challenges).

#Banque

« Les géants du numérique menacent les banques ». Pour Denis Jacquet, cofondateur de l’Observatoire de l’ubérisation, Facebook, Google et Amazon, qui ont la capacité d’investir et la maîtrise des données de millions de clients, représentent une menace réelle pour les banques. (@LExpress).

#Sante

D’une médecine du symptôme à une médecine de la santé. Le monde médical connaît bien des imperfections. A commencer par son coût, son manque de transparence et de cohérence. Tel serait l’avis de Sam de Brouwer, fondatrice de Doc.ai et invitée de Leade.rs : « Un patient américain voit en moyenne un médecin 6 minutes par an et dépense 3000$ de sa poche pour une couverture basique, soit un rhume ou une grippe.» Sans oublier l’épineux problème de la frustration des patients face au manque d’écoute et d’empathie des praticiens. Or ces imperfections ont pu faire le lit du succès naissant de la télémédecine et des applications mobiles médicales : « Aujourd’hui nous avons plus confiance et sommes plus honnêtes envers notre smartphone qu’envers notre médecin. » raconte Daniel Kraft, physicien diplômé d’Harvard et entrepreneur. (@latelier).

#Transport

L’impact chiffré du véhicule autonome sur la société. Près d’un quart des miles parcourus aux États-Unis d’ici 2030, le seront probablement par des véhicules électriques autonomes opérant au sein de flottes partagées dans les villes, d’après une récente étude du BCG. L’arrivée de la voiture de demain se précise au fil des analyses des experts mais qu’en est-il de son impact sur la société ? Deux chercheuses de l’Université du Texas à Austin s’y sont intéressées et ont présenté des éléments de leurs conclusions au festival Interactive de South by Southwest (SXSW) . (@latelier).

#Travail

Du nomadisme au desk sharing, à quoi ressemblera le travail de demain ? Les nouvelles formes de travail fleurissent en France et nous conduisent à toujours plus de flexibilité, de nomadisme et de collaboration. Demain, l’entreprise pourrait bien quitter ses vieilles étiquettes et devenir « lifestyle », en faveur d’une meilleure productivité et de plus de bien-être pour ses salariés. Sur son blog de l’innovation, Nexity fait le point en infographie et tire plusieurs tendances pour le travail d’aujourd’hui et de demain. En voici quelques-unes. (@bymaddyness).

Quatre propositions pour éviter la précarisation généralisée. « Réinventer le travail sans l’emploi. Pourquoi le numérique nous contraint à changer notre conception du travail ». Tel est le titre de la note écrite pour l’Institut Diderot par l’essayiste Ariel Kyrou. L’auteur a souhaité partager ce texte avec Usbek & Rica, dans une version légèrement augmentée. Le dernier épisode de ce feuilleton réflexif sur le futur du travail présente quatre pistes majeures pour bien anticiper les bouleversements nés de l’innovation technologique et pour contrer les mécanismes de précarisation actuellement en cours. (@usbeketrica).

#Marketing

Comment les chatbots vont redéfinir l’expérience client. Le chatbot est la nouvelle interface plébiscitée par les marques pour entrer en contact avec leurs utilisateurs, par le biais d’un robot automatique ou d’un avatar en 3D. Aussi, le marché de cet outil conversationnel et d’engagement doit connaître une croissance annuelle de plus de 37% sur les 4 prochaines années (Orbis Research). Il n’empêche que leur usage n’est pas encore entièrement généralisé, en raison notamment des progrès nécessaires entre la compréhension de la demande de l’utilisateur et la réponse à lui apporter automatiquement. D’après iAdvize, solution française spécialisée dans le commerce conversationnel, elles seraient aujourd’hui 2 500 marques dans plus de 40 pays à utiliser ces bots. Taux de conversion, relation client, messaging…autant d’étapes clés qui vont être transformées. «40% des interactions mobiles seront prises en charge par des bots», rappelle iAdvize qui cite Gartner. (@frenchweb).